251130-Mat.24v36-44-Quand Jésus vient ?

prédication donnée à Loriol

Esaïe 2v1-5        Matthieu 24v36-44

F&S, comment préparez-vous Noël ? Avez-vous déjà écrit votre liste de cadeaux ? Vous êtes-vous préparés à recevoir les commandes de jouets de vos petits-enfants ? Allez-vous faire les marchés dans les grandes surfaces ou surfer dans les sites internet ? Il est important de faire plaisir, et d’avoir le sourire devant le bonheur de ces petits !

Mais en même temps, nous suivons les infos qui n’apportent pas le bonheur, bien au contraire : guerres, meurtres, oppression, division…. Pensez-vous que Noël doit conduire à faire silence, à taire tous les problèmes de société, à mettre le couvercle pour quelques jours, oublier pour un moment ?

Le texte d’Esaïe semble nous entraîner dans la joie, le changement, la fête. Il nous fait rêver à la fin des massacres de tous genres, remplacés par la culture commune de la terre, pour le bien-être de tous; et ce sera possible parce que la maison de Dieu -i.e. Dieu lui-même, sera présent pour tous. Alors, Venez et marchons à sa lumière, dès maintenant !

Le texte de Mat, interroge sur la réalité de cet événement ; les disciples ont été secoué par le fait que Jésus ne pense pas comme eux à propos de la beauté des pierres de taille du temple : tout sera détruit, il n’y aura que des ruines qui feront la joie des archéologues. Alors ils demandent quand cela se produira-t-il, et si c’est bien le moment de l’installation de son règne.

Jésus est catégorique : demander quand est la mauvaise question. Personne ne connaît le jour ni l’heure de son retour final dans la gloire de Dieu : ni les démons sur terre, ni les anges au ciel, ni même lui le Fils, mais seul le Père. Et c’est la première chose que nous devons dire lorsque nous nous mettons à parler de la fin des temps : personne ne sait ! Chaque génération produit de faux prophètes – même dans l’Eglise – pour reprendre la question et annoncer l’année et parfois la date précise du retour du Christ, tellement le monde et ses folies semblent conduire régulièrement l’humanité à son terme. Et les mutations en cours du climat comme des océans, sont du bonheur pour ceux qui voient le monde finir dans la fournaise.

Mais que dit Jésus ? Vous l’avez entendu ? Il dit qu’il y a bel et bien une fin, mais que tout finit en lui, que tout trouve son but en lui, et que lorsque nous arriverons à la fin, eh bien la fin, c’est lui, le fils de l’homme. Pourtant personne ne sait quand cela arrivera, ni les anges, ni même lui. Et s’il ne le sait pas, aucune créature ne le sait, encore moins vous et moi !

Ensuite, Jésus décrit ce que sera la fin, en la comparant à l’époque de Noé : une époque où la violence et les effusions de sang étaient monnaie courante, comme aujourd’hui, où l’indifférence envers Dieu était la norme, comme aujourd’hui, où les gens étaient obsédés par la nourriture, la boisson et leurs relations (avec d’autres réseaux !), comme aujourd’hui ; et puis, soudain, le cataclysme du déluge survint, comme une surprise totale. Il en sera de même pour l’avènement du Fils de l’homme, dit Jésus : surprise totale.

Certains parmi nous ont vécu des cambriolages de leur maison ou voiture. Et Jésus prend cet exemple et nous demande : si vous aviez su à quelle heure du jour ou de la nuit votre maison allait être cambriolée, si vous connaissiez le moment précis où les cambrioleurs allaient s’introduire chez vous, ne seriez-vous pas restés, prêts à toute éventualité  ? Mais la vérité, c’est que nous ne connaissons pas l’heure, nous ne savons pas quand cela se produira.

Nous ne savons donc pas quand, répète Jésus. Tout ce que nous savons, c’est que nous serons surpris à l’heure. Il semble qu’aucun autre signe, catastrophe ou prédiction ne doive se réaliser. Toutes les prophéties se sont accomplies, et il ne reste donc plus qu’à attendre l’avènement du fils de l’hommes, la venue du Christ. Cela pourrait arriver à tout moment, même aujourd’hui ou à Noël. Vous serez surpris, dit Jésus, alors veillez. Mais qu’est-ce que veiller, puisque nous allons être surpris par sa venue ?

Nous savons qu’il vient, il l’a dit et promis, et nous pouvons nous préparer à sa venue, en nous mobilisant, en préparant le bateau comme Noé le faisait. Tous ces préparatifs ne font pas venir plus vite ou plus tard le voleur, parce que nous ne savons pas quand, même si nous savons qui. C’est Lui, Jésus, le Fils de l’homme, le Fils de Dieu, le Roi serviteur, celui qui a vaincu la mort. Et nous savons quoi, il vient pour nous accueillir dans son royaume, dans le paradis, dans la maison de son Père, la Jérusalem nouvelle.

C’est pourquoi nous préparons la fête de Noël. Et nous veillons à cela, comme le demande Jésus. C’est un travail sur nous-mêmes, et notre attitude dans le monde, afin de ne pas céder aux chantages des cadeaux et des réveillons qui font oublier Celui qui vient. Les gens se moquaient de Noé et de son navire au milieu du désert ; il a persévéré, ne sachant pas quand, mais bien qui il attendait et quoi, ce qui allait se passer. Alors nous, sommes nous du côté de Noé ou des moqueurs ?

L’image de celui qui est pris et l’autre laissé, me semble entrer dans cette perspective, de celui qui se prépare intérieurement, qui ne cède pas aux sirènes du jour et assume pleinement sa vie dans le monde. Il fait face au même désarroi devant le destin fragile et les malheurs qui s’annoncent, que son compagnon de travail. Il ne sait pas quand tout cela craquera, mais il sait que ce jour vient, et surtout, il connaît celui qui vient : notre Seigneur Jésus vient. Et parce qu’il veille, il attend sans crainte, puisque c’est en lui que tout s’achève, tout s’accomplit.

Ton Seigneur vient, lui qui est né d’une mère humaine, ton Seigneur avec dix petits doigts et dix petits orteils comme toi, qui a été blotti et allaité par sa mère, qui a grandi en tout point comme nous, excepté le péché.
Ton Seigneur vient, lui qui a traversé pour toi la fin du monde en ce Vendredi Saint, lorsqu’il a été battu, maudit et trahi par un baiser, lorsqu’il a ouvert ses bras dans la souffrance pour tous et pour tous ceux qui viendraient à lui avec foi.
Ton Seigneur vient, lui dont le monde ici-bas a pris fin afin que le tien puisse continuer éternellement avec lui.
Ton Seigneur vient, dès maintenant : il vient dans sa Parole vivante et dans cette assemblée de ceux qui l’attendent avec impatience. Il vient auprès de ceux qui sont dans le besoin et qui attendent d’être servis ; il vient avec la certitude sur vos lèvres qu’à son retour, vous lui appartiendrez, qu’il vous accueillera auprès de lui, et qu’à la fin, vous découvrirez que la fin, c’est lui. (d’après Ryan Mills)

Maranatha – viens Seigneur Jésus !

 

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